NAVYTIMER COSMONAUTE , automne 2012

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En voyant sa montre, j'aurais du me douter : une Navytimer cosmonaute.
Un type qui lit l'heure sur un cadran de 24 heures ne peut être foncièrement mauvais.
Dans ses choix de tissu non plus : il m'avait commandé de la flanelle.
Attention, pas celle de nos pantalons de rentrée des classes, qui piquait et
faisait suffoquer. Non, quelque chose de plus agréable, doux, dense et protecteur : un tissu
de 360 grammes comportant 10% de cachemire, tissé par la maison Cacciopolli à Naples
( les puristes ne jurant que par la flanelle anglaise m'ennuient ).
L'essayage de son costume a provoqué chez moi quelque chose de l'ordre du divin, juste entre les Partitas et la Ferrari 400 : le pied magistral.
Pourquoi ?
D'abord, peu de tissus ont un tombé aussi parfait que la flanelle. Son poids, sa "souple rigidité" masquent à merveille les éventuelles imperfections de coupe et en font l'allié certain du tailleur débutant.Si la coupe est réussie ( j'habille le jeune homme depuis 5 ans), le résultat frôle le sublime.
Ensuite, la flanelle , ça fait distingué et même le dernier des rastaquoères peut prétendre à l'élégance dans un tel tissu..
Enfin pour ses nuances de gris infinies, qui vont du gris souris effrayée au gris souris morte en couche en passant par le gris souris infidèle....
Maintenant, si vous persistez à vouloir un tissu toute saison, passe partout, pas cher et de bon gout, je vous suggère, trés respectueusement, d'aller vous montrer à Athènes....

Bien à vous.
Votre dévoué.

GREY FLANNEL, Automne 2010

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Cette saison verra l'éclosion d'un homme enfin serein et détendu, parfaitement à l'aise dans cette ère naissante de prospérité et d'ouverture à l'autre.
Sa part de féminité assumée, il osera enfin porter de la flanelle mauve rayée craie, arborera fièrement son pied-de-poule bleu ciel et son pantalon de velours de cachemire vert kiwi...
On recommence...
Cette saison verra un homme rongé par l'inquiétude et la peur du lendemain se demander :
- Pourquoi continuer à financer l'achat de la Jag' de son tailleur en s'habillant sur mesure ?
- Comment ne pas froisser la susceptibilité de son supérieur hiérarchique en restant bien habillé ?
- Comment planquer sa bedaine naissante aux yeux de la nouvelle stagiaire du deuxième ?
Les collections de cet hiver vont me permettre de faire plaisir au cadre pervers comme au bobo illuminé. C'est bien simple, y a tout :
- Les 2et2 qui m'ont manqué l'hiver dernier
- Des flanelles de tout poids et qui ne PIQUENT PAS
- Des purs cachemires en poids costume (les connaisseurs apprécieront)
- Un coton gris qui imite la flanelle (pour le faux costume de ville).
Avec une mention spéciale aux stylistes de Cacciopolli pour la collection d'hiver.
La grosse tendance de cet hiver ?
Le gris...
Bien à vous,
Votre dévoué,

LSD, 12/11/2009

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J'en ai à présent la preuve : les stylistes tissus se droguent.
La gamme de couleurs déployée pour égayer les flanelles anthracite et les Saxony Prince de Galles (rose fluo, vert pomme et autre bleu des Mers du Sud) ne laisse aucun doute quant à la nature du produit ingéré.
Si vous voulez tenter le plan Rock star désabusée en 3 pièces revisité, pas de problème pour les tissus, y a tout ce qu'il faut.
En revanche, un tissu a tout simplement disparu des collections (je songe sérieusement à entamer une grève de la faim dans le but d'alerter l'opinion publique) : le fameux 2 et 2 "gris souris morte en couche" en super 90. Pour mémoire, le 2 et 2 reste, selon moi, le plus bel exemple de faux-uni, et permet, en fonction de l'humeur et du talent du porteur à l'accessoiriser, de le porter le jour, le soir, à la ville , à la campagne, hiver comme été (il existe aussi en mohair).
Certains de mes éminents confrères ayant un rayon de tissus Vintage, n'hésitez pas à leur en parler en vous référant à une fameuse photo de Zino Davidoff qu'ils connaissent certainement.
Maintenant, si vous voulez à tout prix être dans le coup cet hiver, il va falloir songer à porter des carreaux.
Sur la veste, il paraît que c'est dépassé ;
Sur le pantalon, c'est le must have ;
En gilet, pour faire plaisir à votre serviteur ;
En manteau, on peut le faire subtilement.
À propos de manteau, pour ceux à qui le Chesterfield col velours commence à donner des nausées, j'ai retrouvé des coupes, des détails et des tissus qui permettent de renouveler le genre.

Bien à vous,
Votre dévoué,



LA TROISIÈME PIÈCE, 30/08/2009

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On ne le porte jamais sous une veste croisée.
Il s' accompagne obligatoirement d'une cravate.
Il n'est utile qu'aux personnes ventripotentes.
Il est connoté trader eighties ou notaire de province.
Ça fait marié, ça tient chaud, c' est ringard.
Le nombre de sottises lues ou entendues à propos de ce vêtement que je considère comme simplement génial, me rend excessif et de mauvaise foi : le port du gilet devrait être obligatoire et interdit aux femmes.
Il cache la ceinture ? Tant mieux.
Il planque les bretelles ? Dommage.
Il affine la taille ? Plaignez vous !
Il peut faire marié ? Oui, si on le coupe dans un tissu de rideaux ou dans une couleur trop vive mais "il y a aussi des poissons volants et ils ne constituent pas la majorité du genre..."
Quoi d'autre ? Il permet d'être élégant sans cravate, de mettre un manteau sans veste, d'avoir plein de poches, d'égayer le plus triste des costumes et de se la jouer gentleman farmer avec une veste de tweed.

Pourquoi interdit aux femmes ?
Parce qu'elles en font un accessoire et que, vous l'aurez compris, le gilet est tout sauf un accessoire.

Bien à vous,
Votre dévoué,

LES NORMALES SAISONNIÈRES, 16/04/2009

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Une légère détérioration de la santé de notre système économique (dite encore crise du capitalisme) ; une profonde et définitive dégradation de la logique climatique (y a plus de saison, ma bonne dame ).
Deux raisons majeures de revoir nos choix de tissus cet été .
On oublie le lin qui allait si bien avec le RIVA loué sur le lac Majeur l'été dernier. On s' achète les costumes en coton chez ZARA et on chine du mohair vintage chez STEPHANE (75017).
En mesure, on investit dans du toutes saisons, du "qui va avec tout, toute l'année".
Un poids de 280 grammes, un gris moyen clair (dit encore gris souris effrayée) et un dessin qu'on avait tendance à délaisser parce que trop classique : Sa Majesté le FIL-A-FIL.
Avec de la popeline blanche et de la grenadine* noire, c'est juste parfait.
Avec un Zéphyr ciel et un foulard Hermès, c'est parfait pour emballer au Flandrin... (cabriolet Alfa Coda Longa conseillé.)
(Pour info, le costard que porte Jean Dujardin dans OSS 117 avec son pull gris col V est coupé dans ce tissu.**)
Bien à vous,
Votre dévoué,

* Les cravates du type qui dort à l'Élysée.
** N'allez surtout pas croire que Dujardin soit pour moi une référence, mais c'est un copain qui à fait les costumes du film.

ODE AUX CAMÉLIDES 08/10/2008

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Mon métier me permet de rencontrer des personnages fabuleux : seigneurs, sorciers, guerriers, artistes et artisans. Mon propos n'est pas d'établir ici une hiérarchie mais juste de vous parler de l'un d'entre eux. L'homme est passionné, habité par l'amour d'une belle chose : le poil de camélidés. (Pour mémoire, il en existe 4 types : le chameau, le lama, le guanaco et la fameuse vigogne). Ces poils sont rassemblés sous l'appellation ALPAGA ou ALPACA.
Premier cadeau de la part de cet homme délicieux : nous appelons à tort ALPAGA le poil de MOHAIR (dont je fais l'éloge dans un précédent billet).
Les poils d'Alpacas servent à la confection de pulls, d'écharpes mais surtout, dans mon cas, à la réalisation de manteaux et de vestes.
Laissons de côté Vigogne et Guanaco dont le prix les réserve à la confection de Signes extérieurs de richesse.
En revanche, le poil de chameau (dont je compte faire une consommation déraisonnable cet hiver) mérite notre attention. Pour la petite histoire, comme on est Nike ou Reebook, Coca ou Pepsi, on est chameau ou cachemire.
À ma gauche, une chèvre snob et prétentieuse, au poil très doux et très fragile, notamment dans sa réaction à l'eau (se retrouver sous une pluie battante dans un pur cachemire peut provoquer chez certains une réaction très violente à l'encontre du tailleur qui leur a suggéré ce choix dispendieux).*
À ma droite, le poil de chameau (Al Capone dans Les Incorruptibles), aussi doux que le cachemire mais simplement plus résistant et, puisque l'époque est à compter, trois fois moins cher.
Ajoutez à cela une caractéristique unique au sein du règne animal, que je vous laisse, curieux et bien-aimés lecteurs, découvrir.
Quant à la silhouette évoquée dans le titre, 3 bonnes nouvelles :
- Vous n'avez plus besoin de porter de veste cet hiver
- Vous allez enfin porter un gilet (avec plein de poches)
- Vous pourrez être élégant en jean ou en pantalon de ville (ou tout-nu pour les exhibitionnistes).

Bien à vous,
Votre dévoué,

* Pardonnez ma mauvaise foi et allez chez Loro Piana essayer les cachemires imperméabilisés, du bonheur à l'état brut.

ODE À LA JOIE 19/09/2008

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Mes clients connaissent ma préférence pour les tissus anglais par rapport aux tissus italiens.
Ces derniers ont souvent le défaut propre aux productions transalpines, à savoir une résistance
modérée aux assauts du temps, un côté légèrement ostentatoire (un peu m'as-tu-vu ), des associations de couleurs trop raffinées.
Ce n'est plus le cas depuis que certains drapiers Italiens ont décidé de tisser en Angleterre des laines plus solides, en modérant l'emploi d'apprêts brillants et en arrêtant de considérer l'anthracite comme une couleur maudite (je schématise...).
Jusqu'à présent, malheureusement pour vos finances, seules des marques comme LORO PIANA (qui reste la référence absolue en matière de cachemires) et ZEGNA (qui innove sans cesse dans la recherche de procédés techniques) trouvaient grâce à mes yeux.
Or, j'ai découvert cet été deux drapiers italiens qui fabriquent en Angleterre des étoffes étonnantes, des preuves palpables de l'heureuse et nécessaire collaboration européenne (j'ai envie de chanter l'Hymne à la Joie ).
Plus sérieusement, c'est beau comme un coupé dessiné par PININFARINA, c'est solide comme une LAND ROVER, ça se caresse comme la chute de rein d'une RAGAZZA, ça se porte sans problème à PASSY (où je vous rappelle que l' association MARRON-BLEU est toujours passible d'excommunication) et ça commence à 900 euros.
On va se régaler...
Bien à vous,
Votre dévoué,

DU DANDYSME ET DES TENDANCES, 15/09/2008

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On nous l'annonce depuis longtemps, on le claironne à toutes les sauces : le Dandysme est à la mode.
C'est une foutaise, une triste plaisanterie et un pauvre argument de marketeur en mal d'inspiration. Un Dandy, et j'ai la chance d'en connaître trois authentiques, se fout de la mode comme de sa première pochette.
Alors, quoi ? Pourquoi une certaine presse spécialisée, suivie en cela par une autre, spécialisée, elle, dans les différents moyens de gagner de l'argent, pourquoi ces gens pourtant
érudits nous bassinent-ils avec le Dandysme —qui peut s'apparenter, selon moi, à une maladie (oserais-je le terme d'aimable maladie) ?
Les tailleurs ont un avantage sur les gloseurs, ils sont au contact quotidien des lecteurs de cette presse. Et je vous assure qu'on n'est pas près de voir nos clients s'orienter vers des Prince de Galles "italiannisés" ou des Tweed à carreaux fenêtres mauves...
Et c'est tant mieux.
Tant mieux en vertu du sacro-saint principe de notre activité : on ne déguise pas, on n'affuble pas au nom de je ne sais quelle tendance, on aide certains de nos contemporains à se vêtir, le plus confortablement possible, c'est tout.
J'adore les bas de pantalons "à la Russe" (fendus latéralement), j'ai une passion pour les pieds-de-poule mais, je comprends parfaitement que mes clients hésitent à passer du "Fil-à-Fil anthracite-Richelieu noirs" au 3 pièces croisé à carreaux assortis de souliers caramel au beurre salé...
Il y aura toujours des Dandys, heureusement, mais ils font mieux vivre les psychiatres que les tailleurs.
Bien à vous,
Votre dévoué,

Post scriptum : un Dandy se reconnaît à ses mains.

25 OCCASIONS DE RISQUER DE PASSER POUR UN ODIEUX ET INUTILE DANDY, 25/08/2008

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La montre, son bracelet, les chaussures, les boutons de manchettes, la cravate, le mouchoir, la pochette, la ceinture, sa boucle, les bretelles, leurs attaches, les chaussettes, le porte-document, l'agenda, le portefeuille, les stylos, leur étui, les valises, les baleines, l'épingle à cravate, la barette de col, la canne, le parapluie, le chapeau, le briquet.

Oserais-je insister sur l'importance des accessoires ?
Je m'adresse ici plus particulièrement au futur marié qui s'apprêtait à assortir son complet en super 140 à une montre de cycliste dopé...
Pourquoi l'harmonie des cuirs et des métaux semble-t-elle inutile à tant de nos contemporains ?
Faut il à tout prix laisser voir un mollet blanchâtre et velu entre sa chaussette et son pantalon ?
Pourquoi payer très cher des montres vulgaires ?
Quel intérêt peut-on trouver à porter un sac à dos avec un costume ?

Certains de ces accessoires peuvent définitivement ruiner une silhouette ou magnifier le plus infâme costume ...
Et ça n'a rien à voir avec l'argent, le snobisme ou la frime...
Sincèrement,
Votre dévoué,

La brute se couvre, le sot se pare, l'homme élégant s'habille.
Honoré de Balzac




SMALTO FOR EVER, 15/04/2008

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J'ai fait un rêve étrange et merveilleux, dans lequel Paris au mois de Juillet prenait des airs de ville italienne, voyait déambuler dans ses rues des hommes habillés de lin ivoire, de flanelles blanches et de Seersucker lavande... de manière naturelle et élégante.
Je me suis réveillé et retrouvé devant la sempiternelle question printanière : quel tissu porter cet été ?
La réponse m'a été apportée en feuilletant un vieux catalogue Smalto.
Je ne répéterais jamais assez mon admiration et mon respect pour celui qu'il faut considérer comme le Patron, le Boss, le Cador des couturiers masculins (le seul qui puisse revendiquer l'appellation de couturier et de tailleur).
Le Maître ayant passé la main voilà sept ans, il me faut replonger dans mes archives pour me souvenir pourquoi son style m'a tant impressionné, en particulier l'allure de ses costumes d'été.
La réponse est dans l'alchimie entre la couleur, la coupe et la matière :
Un beige presque miel, une coupe structurée, une gabardine de laine souple.
S'il ne faut retenir qu'un costume d'été portable en ville, je le couperais dans cette matière sélectionnée soit chez Loro Piana, pour les partisans d'une élégance subtilement ostentatoire (la fameuse main soyeuse que donne ce tisseur à n'importe quelle laine est tout simplement diabolique), soit chez Gorina qui propose une gabardine de 370 grammes (les connaisseurs apprécieront) qui lui donne ce maintien empesé si chers aux clients de Savile Row.

J'AI TOUJOURS RÊVÉ D'ÊTRE UN GANGSTER, 25/03/2008

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Ma fille appelle les miennes mes chaussures de clown ; mon épouse en a honte et mes amis ne comprennent pas.
Je dois ici avouer ma passion inconsidérée, dévorante et un peu honteuse pour les souliers bicolores.
Même pas en toile beige et cuir havane comme les amoureux d'Edward Green savent si discrètement les porter aux premières chaleurs estivales... Non, les vraies bicolores de mac, marine et blanche, celles qui me condamnent aux yeux du Bourgeois qui y voit la manifestation ultime d'un goût rastaquouère.
Celles qui ne peuvent se porter que ces jours, forcément ensoleillés, ou l'on se sent bien, particulièrement séduisant et imperméable aux critiques.
Et pourtant, que celui qui ne se souvient pas de James Caan dans Le Parrain, en Fil-à-Fil gris, tabassant son beau-frère à coup de Richelieu bicolores... Que celui-là me dise qu'il ne le trouve pas élégant...
Certains considèrent que "l'élégance cesse dès qu'on la remarque" ; je n'aime pas cette conception et préfère partager la mienne avec Bugsy Siegel, Sonny Corleone ou un Sapeur Zaïrois* qu'avec je ne sais quel arbitre des élégances méprisant la bicolore mais arborant fièrement un tartan fameux et tout aussi voyant dans les rues tranquilles de l'Ouest Parisien !

Voilà... Ça va mieux...
Ma mauvaise foi congénitale n'a d'égale que ma froide lucidité : j'ai toujours rêvé d'être un gangster.
(Henry Hill)
À bientôt,

*Société des Ambiançeurs et des Personnes Elégantes.

QUEL TISSU PORTER EN ÉTÉ ?, 16/02/2007

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L'été approche, la canicule menace et le port du bermuda est toujours proscrit sous nos latitudes et dans nos entreprises. Porter un costume en plein été requiert donc beaucoup d'attention quant au choix du tissu. Le coton et le lin viennent immédiatement à l'esprit mais le premier donne un coté week-end aux costumes les mieux coupés et le second se froisse (avec noblesse, paraît-il...).
C'est pourquoi je suggère l'utilisation du mohair encore appelé Alpaga, pour sa finesse, son tissage aéré et l'allure rétro qu'il peut donner à la silhouette.
Le second intérêt de cette fibre de chèvre est sa grande résistance au froissage, ce qui explique son utilisation quasi systématique dans la confection des smokings.
J'ai sélectionné plusieurs mohairs dans toutes les gammes de prix (à partir de 890 €).
Ma préférence va au Kid mohair de chez GORINA qui, avec une proportion de 60 % de mohair pour 40% de laine (toujours mélangé, le mohair moyen titre à 20 %) donne au tissu une "main" quasi métallique.